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Wednesday, 13 February 2013
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  • Cameroun: Les autorités devraient cesser d'ignorer les menaces de mort proférées à l'encontre d'avocats

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    Duration : 2m 55s
    (Nairobi, le 13 février 2013) – Le gouvernement du Cameroun devrait agir immédiatement en réaction à une série de menaces de mort adressées au cours des quatre derniers mois à deux avocats qui représentent des clients accusés de comportement homosexuel, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui dans une lettre ouverte au président camerounais, Paul Biya.
    Maître Alice Nkom et Maître Michel Togué, deux avocats camerounais spécialisés dans la défense des droits humains, ont commencé à recevoir des menaces de mort en octobre 2012, sous forme de courriels et de messages SMS, dans lesquels ils étaient attaqués pour leur travail visant à représenter des clients accusés d'homosexualité. Les rapports intimes entre personnes du même sexe consentantes sont criminalisés par l'article 347 bis du code pénal camerounais et depuis 2010, au moins 28 personnes ont été poursuivies en justice aux termes de cet article de loi. Maître Nkom et Maître Togué sont parmi les rares avocats assez courageux pour assurer la défense des accusés, dans un pays où l'homophobie est omniprésente.