(New York, le5 octobre 2017) – Les groupes armés qui sévissent en République centrafricaine ont eu recours au viol et à l'esclavage sexuel comme tactique de guerre à travers le pays, tout au long de l'actuel conflit qui dure depuis près de cinq ans, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Des commandants ont toléré que leurs forces commettent des violences sexuelles à grande échelle et, dans certains cas, semblent même les avoir ordonnées, voire commises eux-mêmes.Ce rapport de 190 pages, intitulé « ‘Ils disaient que nous étions leurs esclaves’: Violences sexuelles perpétrées par les groupes armés en République centrafricaine »[PH1] , documente 305 [PH2] cas de viol et de mise en esclavage sexuel par des membres des groupes armés entre le début de 2013 et le milieu de 2017. Dans un contexte de fracture sectaire, la Séléka, un groupe majoritairement musulman, et la milice essentiellement chrétienne et animiste appelée « anti-balaka », qui sont les deux principales parties au conflit, ont recouru aux violences sexuelles en représailles à ce qu'elles percevaient comme une attitude de soutien au camp opposé.
République centrafricaine : Les violences sexuelles sont utilisées comme arme de guerre
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