(Nairobi, le 23 septembre 2020) – Les forces de sécurité guinéennes ont failli à leur responsabilité de protéger la population et ont commis elles-mêmes des violations des droits humains à Nzérékoré, dans le sud-est de la Guinée, lors des élections législatives et du référendum constitutionnel de mars 2020, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.
Ce rapport de 83 pages, intitulé « “Ils ont laissé les gens s’entretuer” : Violences à Nzérékoré lors du référendum constitutionnel en Guinée », documente des violences lors desquelles au moins 32 personnes ont été tuées et plus de 90 ont été blessées, des affrontements entre partisans du gouvernement et de l’opposition ayant rallumé de vieilles tensions intercommunautaires et ethniques à Nzérékoré lors des élections. Les forces de sécurité déployées pour assurer la sécurité des opérations de vote n’ont pas pris de mesures suffisantes pour empêcher ces meurtres, ainsi que des destructions généralisées de biens. En outre, elles ont elles-mêmes tué deux personnes, et ont passé à tabac et arrêté arbitrairement des dizaines d’hommes, a constaté Human Rights Watch.
Guinée : Les forces de sécurité ont failli à leur devoir d’empêcher les violences électorales
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