(Nairobi, le 29 juin 2026) – Les groupes armés islamistes ainsi que les forces armées maliennes et leurs alliés ont commis de graves abus contre des civils depuis l’intensification des combats au Mali en avril 2026, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le 25 avril, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin, JNIM) lié à Al-Qaïda a mené des attaques coordonnées à travers le Mali. Le GSIM s’est associé aux combattants touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA), qui cherchent à renverser la junte militaire dirigée par le général Assimi Goïta et soutenue par des combattants russes d’Africa Corps (anciennement le groupe Wagner). Toutes les parties ont attaqué illégalement des civils et certaines parties ont détruit et pillé leurs maisons et leurs commerces. Le 28 avril, le GSIM a annoncé un « siège total » de la capitale, Bamako, a menacé de tuer les civils entravant ses opérations et a attaqué des véhicules civils. Les forces armées maliennes ont répondu par des représailles manifestes contre les communautés peules et par deux frappes aériennes manifestes faisant des victimes civiles. « Alors que les combats s’embrasent à nouveau, les parties belligérantes au Mali commettent une fois de plus de graves abus contre les civils, répétant les anciens schémas de violence à l’encontre des civils », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel à Human Rights Watch. « Toutes les parties sont tenues de respecter le droit international humanitaire, de prendre toutes les mesures possibles pour éviter des dommages aux civils et de faciliter l’accès à l’aide humanitaire. »