(Washington) – L’administration Trump a expulsé des centaines de personnes étrangères hors des États-Unis vers des pays africains où elles n’ont aucun contact, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui ; ces personnes ne pouvaient pas être expulsées vers leurs propres pays, en raison du danger auquel elles y seraient exposées. Pourtant, plusieurs d’entre elles ont fini par n’avoir d’autre choix concret que de retourner dans leur pays d’origine, malgré les risques qu’elles y courent. Le rapport de 125 pages, intitulé « “To Scare People”: US Expulsions of Third-Country Nationals to Countries in Africa » (« “Faire peur aux gens” : Expulsions par les États-Unis de ressortissants de pays tiers vers des pays d’Afrique »), indique que les autorités américaines ont expulsé plus de 500 personnes étrangères vers des pays tiers en Afrique, tout en leur refusant la possibilité de contester leur expulsion ou d’exprimer leurs craintes à ce sujet. Certains pays africains ont ensuite arbitrairement détenu des personnes dont ils avaient accepté l’entrée sur leur territoire, et d’autres ont transféré des personnes vers des pays où elles risquaient d’être persécutées ou torturées, en violation du principe de non-refoulement qui est inscrit dans le droit international.
États-Unis : Expulsions de personnes étrangères vers des pays d’Afrique
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