(Bruxelles, le 6 juillet 2016) – Les efforts déployés par l’Union européenne pour endiguer la migration en provenance de la Libye risquent de condamner les migrants et les demandeurs d'asile à de violentes exactions infligées par les responsables gouvernementaux, les milices et les bandes criminelles dans ce pays, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Parmi les abus récemment documentés figurent des actes de torture, de viol et d'homicides commis dans des centres de détention sordides où les migrants, notamment des personnes interceptées en mer par les gardes-côtes libyens, sont détenus.Le 20 juin 2016, l'UE a prorogé le mandat de son opération navale de lutte contre le trafic de migrants en Méditerranée centrale, en y intégrant la formation des gardes-côtes libyens et de la marine libyenne qui interceptent des embarcations afin de renvoyer les migrants et demandeurs d'asile vers la Libye. L'UE a également sollicité l’aide de l'OTAN dans le cadre de cette opération. Les pays membres de l'OTAN évoqueront différentes options lors du sommet de Varsovie qui se tiendra les 8 et 9 juillet.
UE/OTAN : Le plan européen met en danger les migrants étrangers détenus en Libye
Feature
Duration
: 1m 4s
Related News
ENG
Tuesday, 12 May 2026
European Union: Surveillance Technology Sold to Rights Violators
EU Commission Needs to Strengthen Due Diligence, Transparency Rules
ENG
Monday, 27 April 2026
Inside Human Rights Watch Digital Investigation’s Lab
How HRW Uses the Latest Technology to Corroborate and Reconstruct Events and Draw Conclusions