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Thursday, 29 September 2016
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  • Bangladesh : Mettre fin à la pratique du « kneecapping »

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    Duration : 1m 52s
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    (New York, le 29 septembre 2016) – Les forces de sécurité du Bangladesh ont délibérément tiré dans les jambes de membres des partis d'opposition et de leurs sympathisants, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Les victimes ont expliqué que des policiers leur ont tiré dessus alors qu’elles étaient en garde à vue, puis qu’ils ont faussement prétendu que les victimes avaient reçu des coups de feu en légitime défense, dans des tirs croisés avec des criminels armés, ou lors de manifestations violentes. « Les forces de sécurité du Bangladesh ont souvent dans le passé tué des détenus dans de faux incidents mortels de tirs croisés’, en prétendant que la victime avait été tuée lorsque les autorités avait ramenée sur les lieux du crime et avaient été attaquées par l’un de ses complices », a déclaré Brad Adams, directeur de la division Asie de Human Rights Watch. « Désormais, elles adoptent des tactiques similaires à celles utilisées autrefois par l'Armée républicaine irlandaise [et elles tirent] en tirant dans les genoux des personnes arrêtées, apparemment parce qu'elles appartiennent à un parti d'opposition ou qu’elles le soutiennent. » Le rapport de 45 pages, intitulé « ‘No Right to Live’: ‘Kneecapping’ and Maiming of Detainees by Bangladesh Security Forces », (« ‘Aucun droit de vivre’ : Pratique du ‘kneecapping’ et mutilation de détenus par les forces de sécurité du Bangladesh »), appelle les autorités de ce pays à ordonner des enquêtes rapides, impartiales et indépendantes sur toutes les allégations d’incidents de tirs dans les jambes et toutes autres blessures graves délibérément infligées par des membres des forces de sécurité. Le gouvernement devrait également inviter le Bureau du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et les rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur la torture et les exécutions extrajudiciaires à enquêter sur les tirs dans les jambes et autres actes présumés de torture ainsi qu’à faire des recommandations appropriées pour garantir la justice, la responsabilisation et la réforme des forces de sécurité.