(Nairobi, le 16 juin 2016) – Les forces de sécurité éthiopiennes ont tué plus de 400 personnes, manifestants et autres, et en ont arrêté des dizaines de milliers lors de manifestations de grande ampleur dans la région de l'Oromia depuis novembre 2015, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Le gouvernement éthiopien devrait appuyer sans tarder l'ouverture d'une enquête crédible et indépendante sur ces meurtres, ces arrestations arbitraires et autres abus. Ce rapport de 61 pages, intitulé «‘Such a Brutal Crackdown’: Killings and Arrests in Response to Ethiopia’s Oromo Protests » (« ‘Une répression si brutale’: Meurtres et arrestations en réponse aux manifestations des Oromos en Éthiopie »), détaille comment le gouvernement éthiopien a eu recours à la force létale de manière excessive et injustifiée, ainsi qu'à des arrestations massives, à des mauvais traitements des personnes en détention et à des restrictions de l'accès à l'information, afin d'écraser le mouvement de protestation. Des entretiens effectués par Human Rights Watch, en Éthiopie et à l'étranger, avec plus de 125 manifestants, badauds et victimes d'abus ont permis de documenter de graves violations des droits aux libertés d'expression et de réunion pacifique commises par les forces de sécurité à l'encontre de manifestants et d'autres personnes, du début du mouvement de protestation en novembre 2015 jusque fin mai 2016.
Éthiopie : La répression de manifestations a fait des centaines de morts
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